Spécial Saint Valentin
Citations
"L'amour cesse d'être un plaisir quand il cesse d'être un secret"
"Aimer c'est bien , savoir aimer c'est tout"
François René de ChauteauBriand
"Aimer,c'est être embêtant,tatillon,exigeant,c'est vouloir qu'on soit mieux qu'on est,c'est
empoisonner l'existence de l'être qu'on aime"
Jean Dutour
"Aimer, ce n'est pas seulement "aimer bien", c'est surtout comprendre"
Françoise
Sagan
"Aimer, c'est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver
la sienne. C'est créer une complicité passionnée."
Jacques de Bourbon Busset
"La grande tactique des femmes est de faire croire qu'elles aiment quand elle n'aime
pas et lorsqu'elles aiment de le dissumuler."
Jean Cocteau
Un baiser légal ne vaut jamais un baiser volé.
Guy de Maupassant
"Le baiser sur les lèvres a été inventé par les amants pour ne pas dire de betises."
Tristan Bernard
"Le flirt, c'est taquiner le bouton sans cueillr la fleur"
Ludovic O'Followell
"J'aimerais être une cigarette pour naître au creux de tes mains, vivre sur tes lèvres et mourir à tes pieds"
"Lorsque vos yeux me parlent, c'est mon coeur qui vous écoute"
Michel Vaner
"L'amour c'est que tu sois pour moi le couteau avec lequel je fouille en moi"
Franz
Kafka
"Il n'y a pas d'amour , il n'y a que des preuves d'amour"
Pierre Reverdy
"On n'a beau tout rêver, tu dépasses tous le rêve"
Victor Hugo
"L'amour est un fleuve où les eaux de deux rivières se mêlent sans se confondre"
Jacques de Bourbon Busset
Poèmes
Certitude
Si je te parle c'est pour mieux t'entendre
Si je t'entends je suis sur de comprendre
Si tu souris c'est pour mieux m'envahir
Si tu souris je vois le monde entier
Si je t'étreins c'est pour me continuer
Si nous vivons tout sera à plaisir
Si je te quitte nous nous souviendrons
Et nous quittant nous nous retrouverons
Paul Eluard
Delie
Tant je l'aimai, qu'en elle encore je vis,
Et tant je la vis, que malgré moi, je l'aime
Le sens, et l'âme y furent tant ravis,
Que par l'oeil faut, que le coeur le désarme
Est-il possible en ce degré suprême
que fermeté son outrepas révoque?
Tant fut la flamme en sous deux réciproque,
Que mon feu luit, quand le sien clair m'appert
mourant le sien, le mien tôt se suffoque
Et ainsi elle, en se perdant, me perd.
Maurice sceve
Belle, l'amour que je vous porte,
Que dédaignant vous rejetez,
Mise dans la balance emporte
La haine que vous me portez
Au hasard, où vous me mettez,
Celà seul, aussi, me conforte
Que vainqueur de vos cruautés,
Ma constance sera plus forte
Ô bel espoir!ô beau dessein!
Bien que le succès en fût vain,
Louange, pourtant, il mérite
C'est beaucoup d'avoir entrepris;
L'homme,doit-il être à mépris,
Si l'heur ne dit à sa poursuite ?
Antoine de Cotel
La nuit mûrit
En cherchant mon coeur dans le noir
Mes yeux cristal de ce que j'aime
S'entourent de moi sans me voir
Mais leur ténèbre est l'amour même
Où toute onde épousant sa nuit
Dans mes jours se forge un sourire
Afin qu'aux traits où je le suis
Sa transparence ait pour empire
Mon corps en soi-même introduit.
Joë Bousquet
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Cette rose ne l'interromps
Qu'à verser un silence pire
Jamais de chants ne lancent prompts
Le scintillement du sourire
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Muet muet entre les ronds
Sylphe dans pourpre d'empire
Un baiser flambant se déchire
Jusqu'aux pointes des ailerons
Si tu veux nous nous aimerons
Stéphane Mallarmé
Prends cette rose
Prends cette rose aimable comme toi
Qui sers de rose aux roses les plus belles,
Qui sers de fleurs aux fleurs les plus nouvelles,
Dont la senteur me ravie tout de moi
Prends cette rose, et ensemble reçois
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes
Il est content, et cent plaies cruelles,
N'ont empêché qu'il ne gardat sa foi
La rose et moi différons d'une chose,
Un soleil voit naitre et mourir la rose,
Mille soleils ont vus naitre mon amour,
Dont l'action jamais ne se repose
Que plût à Dieu que tel amour enclos
Comme une fleur, ne m'eût duré qu'un jour.
Ronsard
Je t'aime
Je taime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois ey aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchit sur la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Comme on oublie.
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour ta santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
Paul Eluard
Heureux! qui près de toi, pour toi seule soupire,
Qui jouit du plaisir de t'entendre parler,
Qui te voit quelquefois doucement lui sourire.
Les Dieux dans son bonheur peuvent-ils l'égaler ?
Je sens de veine en veine une subtile flamme
Courir par tout mon corps, sitôt que je te vois :
Et dans les doux transports où s'égare mon âme.
Je ne saurais trouver de langue ni de voix.
Un nuage confus se répand sur ma vue.
Je n'entends plus: je tombe en de douces langueurs;
Et pâle, sans haleine, interdite, éperdue,
Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.
Sapho
Poème de moi ou pour moi
Toi, mon amour
Prends ce que tu veux,
Arrache-moi des larmes,
Déchire-moi le coeur,
Retire mon amour,
Fais de moi un animal,
Mais, s'il te plait,
Ne laisse pas couler
Cette perle au-dessus
De ton oeil
Qui, en un instant
Me rendrait aveugle.
Orphée
Je te garderais de la peur et du froid
Je fermerai les yeux à respirer tes cheveux
A gouter la douceur de ton front
Nous ne parlerons plus
Je laisserai glisser les ombres
Et nous nous endormirons sur le soir.
Maintenant, vous êtes là dardant sur moi vos regard bleus.
Je sens la chaleur de vos rayons.
Pourquoi ressuciter en moi ce que qui devait mourir?
Ce que je croyais mort.
L'amour est une bête cruelle. oh j'en ai peur à présent,
peur de ce nouvel amour.
J'entends déjà son rire
Il faudra donc que je m'enterre pour résister à toi ?
A ta force , à ta bouche de perles.
Elles me cloueront vivante
Orphée
De mes yeux perlent des larmes
Qui se transforment en un ruisseau
Limpide et immense
Comme les eaux douces d'une source
Mes larmes sont salées
Comme les eaux bleues de la mer
Grand et mince un oiseau,
Debout regarde cette eau
Qui recrée sans cesse l'image d'une femme
Dont la beauté m'enflamme.
Mais ses doutes me surprennent
Car elle ne sait pourquoi je l'aime
Qui trouver aussi belle que toi
Irréelle est ton image, naturel le son de ta voix
Amoureuse de toi, surement je le suis
Mais s'il te plait, je te l'écris
N'utilise pas ton charme pour me faire souffrir
Orphée